Engager un bilan de compétences est une démarche personnelle et engageante. La réussite de ce parcours repose en grande partie sur la qualité de la relation avec le consultant qui vous accompagne. Il est donc essentiel de ne pas laisser ce choix au hasard. Les critères déterminants incluent la vérification de ses certifications, l'analyse de son expérience et de sa spécialisation, la compréhension de sa méthodologie, et surtout, le ressenti lors du premier contact. Ce choix s'inscrit dans une réflexion plus globale sur comment bien sélectionner son organisme de bilan, et une sélection rigoureuse est le premier gage de sécurité pour éviter les déconvenues.
1. Les certifications et la formation du consultant
Le premier réflexe doit être de vérifier le cadre professionnel du consultant. Un consultant qualifié est généralement rattaché à un organisme de formation certifié Qualiopi. Cette certification, obligatoire depuis le 1er janvier 2022 pour les organismes souhaitant bénéficier de fonds publics ou mutualisés (comme le CPF), atteste du respect d'un cahier des charges national strict. C'est un premier gage de sérieux. Les certifications du consultant sont par ailleurs un reflet des critères de qualité globaux de l'organisme qui l'emploie.
Au-delà de cette certification administrative, renseignez-vous sur le parcours du consultant lui-même :
- Formation initiale : Psychologie du travail, ressources humaines, coaching professionnel sont des formations courantes et pertinentes.
- Formation continue : Un bon professionnel continue de se former aux nouvelles approches du marché du travail, aux nouveaux outils d'évaluation et aux techniques d'accompagnement.
Vérifier ces points est aussi une manière de se prémunir contre les potentielles arnaques liées au financement CPF, en s'assurant de l'intégrité du prestataire.
2. L'expérience et la spécialisation
L'expérience est un facteur clé. Un consultant ayant accompagné de nombreux profils aura une meilleure compréhension des différentes problématiques professionnelles. Il est pertinent de s'intéresser à sa potentielle spécialisation. Certains consultants sont plus à l'aise avec :
- Des publics spécifiques (cadres, jeunes diplômés, personnes en situation de handicap, entrepreneurs).
- Des secteurs d'activité (industrie, numérique, santé, service public...).
- Des problématiques particulières (reconversion après un burn-out, transition de carrière à mi-parcours, recherche de sens).
N'hésitez pas à consulter son profil LinkedIn ou à demander des références (anonymisées) pour mieux cerner le profil du consultant idéal pour votre situation.
3. La méthodologie et les outils utilisés
Chaque consultant, et chaque organisme, possède sa propre méthodologie. Conformément au Code du Travail, un bilan se déroule en trois phases (préliminaire, investigation, conclusion), mais les moyens pour y parvenir peuvent différer.
Posez des questions concrètes :
- Quels sont les outils utilisés (tests de personnalité comme le MBTI, inventaires d'intérêts professionnels, etc.) ? Sont-ils scientifiquement validés ?
- Comment se structurent les séances ? Quelle est la part de travail personnel entre chaque rendez-vous ?
- Comment la phase d'enquête métier est-elle abordée ?
La méthodologie peut aussi varier selon les différents formats de bilan disponibles (présentiel, distanciel, ou mixte). Il est donc crucial de s'interroger sur la clarté et la structure de la démarche proposée. Certaines approches, par exemple, intègrent des outils et des méthodes uniques pour garantir un accompagnement sur-mesure. Comprendre cette approche est souvent l'un des objectifs de l'entretien préliminaire, qui est une étape clé. C'est l'occasion de poser des questions précises sur le déroulé, et des organismes comme Excellart proposent justement un premier échange gratuit pour présenter leur méthode éprouvée.
4. La posture professionnelle et le feeling
Le bilan de compétences est une introspection. Vous allez partager des doutes, des envies, des craintes. Il est donc primordial que vous vous sentiez en confiance. Au-delà des compétences techniques, la posture du consultant est fondamentale. Lors des premiers échanges, évaluez :
- Sa capacité d'écoute : Vous sentiez-vous réellement écouté, compris, sans jugement ?
- Sa neutralité : Le consultant doit vous guider, pas vous imposer ses propres vues ou solutions.
- Son attitude : Est-il dans une posture de soutien, capable de vous challenger avec bienveillance pour vous faire avancer ?
L'alliance de travail entre vous et le consultant est le moteur de la réussite. Si le courant ne passe pas, il sera difficile de vous livrer et d'avancer sereinement.
5. L'entretien préliminaire : une étape décisive
Cet entretien, toujours gratuit et sans engagement, est le moment parfait pour valider tous les points précédents. Il ne sert pas uniquement à l'organisme pour vous présenter son offre, mais surtout à vous, pour choisir votre consultant. Préparez-le en listant vos questions. À l'issue de cet échange, vous devriez avoir une idée claire de sa manière de travailler et sentir si vous êtes prêt à vous engager avec cette personne. N'hésitez pas à en rencontrer plusieurs. Pour une vue d'ensemble, un comparatif des différents prestataires de bilan peut également éclairer votre décision finale.